Aller au contenu
Unomed

PACS cloud raccordé au logiciel de cabinet : quand cela vaut la peine

Disposer de son propre archivage d'images passe pour une affaire de radiologie. Pour un cabinet avec un appareil de radiographie ou un échographe, le calcul est différent — et il ne tombe pas toujours du bon côté.

Par Clemens Bürli

Publié le

Révisé le

5 min de lecture

Un cabinet qui produit des images dispose toujours d'une forme d'archivage. Souvent c'est le logiciel de l'appareil, parfois un lecteur réseau, à l'occasion les deux. Cela fonctionne tant que personne ne cherche une image d'il y a trois ans, et tant que la collègue qui sait où tout se trouve est encore là.

La question est donc rarement de savoir si un archivage est nécessaire. Elle est de savoir si un archivage propre et raccordé est rentable face au bricolage qui existe déjà.

Ce que le raccordement change réellement

La différence entre un archivage et un archivage raccordé tient à l'attribution du patient. Sans raccordement, le patient est saisi sur l'appareil, donc tapé une deuxième fois, avec les fautes de frappe qui vont avec. La même personne existe ensuite dans deux systèmes sous deux orthographes légèrement différentes, et la recherche la trouve dans l'un des deux.

Avec raccordement, la demande vient du logiciel de cabinet, l'appareil reprend les données, et l'image terminée revient avec le même identifiant. Le gain est peu spectaculaire et se produit à chaque examen : pas de deuxième saisie, pas de variantes de nom, et le résultat se trouve là où l'on travaille de toute façon.

Le calcul

La rentabilité tient à un seul chiffre : le nombre d'examens par semaine. Le tableau ci-dessous n'est pas une liste de prix mais un ordre de grandeur pour votre propre estimation.

Examens par semaineCe qui vaut la peinePourquoi
moins de 5 en rester à l'existant Le temps gagné n'atteint pas les coûts d'exploitation. Un lecteur réseau bien tenu avec une règle de nommage claire suffit.
5 à 20 examiner le raccordement, archivage facultatif Le gain tient presque entièrement à l'attribution du patient, pas au stockage. Souvent, raccorder le système existant suffit.
plus de 20 archivage propre et raccordé À partir de là, chercher et attribuer coûte plus de temps de travail que faire tourner un archivage.
Les seuils descendent dès que des images partent régulièrement vers des médecins adresseurs ou des patients. L'envoi est l'étape qui coûte le plus de travail manuel sans archivage.

Ce qui plaide pour le cloud et ce qui plaide contre

En sa faveur : ce qu'un petit cabinet devrait sinon porter lui-même — sauvegarde, mises à jour, plan de panne, et l'accès depuis l'extérieur quand un examen antérieur est nécessaire pendant la garde.

Contre : la dépendance à la ligne. Qui charge des images sur une connexion étroite le remarque immédiatement sur de grandes séries. Ce n'est pas rédhibitoire, mais un point à mesurer avant la décision plutôt qu'après.

Juridiquement, la règle est la même que pour tout service traitant des données de patients : il faut un contrat de sous-traitance selon l'art. 9 LPD, et il doit être clair quel droit régit le fournisseur.

Un archivage qui ne parle pas au logiciel de cabinet remplace un dossier par un autre. Le bénéfice est dans le raccordement, pas dans le lieu de stockage.

Ce qu'il faut déconseiller

Un archivage acquis seulement parce que l'appareil est neuf. Qui fait moins de cinq examens par semaine ne gagne rien qui compense les coûts courants, et récolte un contrat.

Et toute solution sans sortie clarifiée. Les données d'imagerie sont la partie d'un cabinet qui doit être conservée le plus longtemps ; un archivage dont on ne peut pas sortir est une décision pour dix ans, pas pour une durée contractuelle.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre PACS et VNA ?

Un PACS est conçu pour les images d'imagerie et étroitement lié aux appareils. Un VNA est un archivage neutre vis-à-vis des fabricants, qui accueille aussi d'autres documents et dépend moins d'un fournisseur. Pour un cabinet, la différence pratique est faible ; ce qui compte davantage est de savoir si les données ressortent dans un format standard.

À partir de combien d'examens un archivage propre vaut-il la peine ?

En règle générale à partir d'une vingtaine par semaine. En dessous, le gain tient surtout au raccordement au logiciel de cabinet, pas à l'archivage lui-même ; en dessous de cinq, ni l'un ni l'autre en général. Les cabinets qui envoient régulièrement des images atteignent plus tôt le seuil de rentabilité.

Faut-il changer de logiciel de cabinet pour cela ?

Non, et qui l'affirme vend un logiciel de cabinet. Le raccordement passe par les interfaces usuelles ; ce qui compte est que le système existant les prenne en charge, pas qu'il soit le plus récent.

Combien de temps faut-il conserver les images ?

Les délais de conservation des dossiers médicaux relèvent des cantons et se situent à dix ans et plus. C'est ce délai qui fait que la question de la sortie d'un archivage se pose avant la signature : il survit à la plupart des relations avec un fournisseur.

Pages liées

Autres articles

Tous les articles

Conseil

Des questions sur votre propre cabinet ?

Nous regardons où commence le travail manuel entre vos systèmes et vous disons ce qui peut en être retiré. Sans discours commercial.

Demander conseil